C’est l’étape qui fait le plus hésiter. Lors du Rallye Aïcha des Gazelles, les participantes affrontent deux fois les dunes marocaines : d’abord l’erg Chebbi (Merzouga), puis l’erg de Chegaga. Chaque équipage reste libre de choisir son itinéraire selon son niveau et ses ambitions.
Attendue, rêvée… et parfois redoutée, cette épreuve fait partie des moments incontournables du rallye. Même dans les dunes, rien n’est balisé : aucun repère, aucun chemin tracé. C’est du hors-piste intégral. À chacune de lire le terrain, choisir sa trajectoire et composer avec le relief pour pointer les checkpoints. L’observation et l’anticipation font toute la différence.
Lors de cette deuxième étape, plusieurs parcours s’offrent aux Gazelles : X, Y ou Z. Un choix loin d’être anodin.
Parcours Z
Le plus accessible des trois. Sur cet itinéraire, les équipages évoluent en périphérie des dunes, dont la hauteur dépasse rarement quelques mètres. Les reliefs restent doux, ce qui facilite la progression et la navigation. Une option idéale pour découvrir le sable en douceur. En contrepartie, un système de pénalité est appliqué sur les checkpoints de ce parcours.
Parcours Y
Un cran au-dessus. Ici, les Gazelles doivent franchir les dunes et évoluer ensuite sur des plateaux sableux, avec des passages parfois plus délicats. Certains couloirs entre les dunes se resserrent, rendant la progression plus technique. Ce tracé demande de l’aisance au volant, de l’assurance et une bonne capacité d’adaptation. Une pénalité, plus légère que sur le Z, est également appliquée.
Parcours X
Le plus exigeant, et sans doute le plus impressionnant. Pourtant, il reste ouvert à toutes celles qui souhaitent tenter l’expérience. Les équipages s’attaquent aux dunes les plus hautes de l’erg, avec pour objectif d’en atteindre les sommets. Mais une fois en haut, rien n’est gagné : le parcours reste long, engagé et technique du début à la fin. Ici, aucune pénalité supplémentaire n’est appliquée.
Dans les dunes, les équipages peuvent évoluer ensemble pour s’entraider, notamment en cas d’ensablement. Le mot d’ordre du directeur sportif : avancer à son rythme, privilégier la sécurité… et surtout rester soudées.

























