320 compétitrices sont sur la ligne de départ de cette 35ème édition. A l’arrivée, seules quelques-unes monteront sur le podium. Mais au Rallye Aïcha des Gazelles, ce ne sont pas les plus rapides qui seront récompensées… Explications.
Aller plus vite ne sert à rien si vous voulez monter sur le podium du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc. Ici, on ne calcule pas le temps mais la distance parcourue : contrairement aux autres évènements automobiles, le Rallye Aïcha des Gazelles n’est pas une course de vitesse mais d’orientation. « Le résultat final dépend de la capacité des Gazelles à faire le moins de kilomètres possibles pour relier les différents points d’étapes. Autrement dit, trouver le chemin le plus court pour aller d’un point A à un point B », résume Jean-Luc, le responsable du classement. Prenons l’exemple d’une dune. Pour garder le cap, les participantes ont le choix de la traverser, avec le risque de s’ensabler. Elles peuvent aussi la contourner pour éviter les difficultés. Dans ce cas, une pénalité s’applique pour chaque mètre supplémentaire effectué. Sur le Rallye Aïcha des Gazelles, le parcours idéal s’élève à quelque 1000 kilomètres mais ça, c’est sans compter les obstacles ! « A l’arrivée l’an dernier, les meilleures ont dépassé d’une trentaine de kilomètres le parcours idéal. Celles qui se perdent, qui contournent ou qui passent des heures à chercher un CP en tournant autour peuvent faire 500 kilomètres en plus sur l’ensemble du parcours. »
Chaque jour, les binômes doivent valider entre 7 et 10 CP, des points de passage à ratifier dans l’ordre : si le 3 n’est pas trouvé, pas la peine de rouler jusqu’au 4. Et attention aux heures de fermeture : comme à la piscine, il y a des horaires à respecter ! En cas de désaccord, il arrive que les Gazelles fassent des réclamations. L’arrivée sur un CP se jour parfois à une minute près. Dans ces cas-là, les demandes sont étudiées par un jury présidé par Ludo, le directeur de course.
Les surprises de la 35ème
Pour cette édition anniversaire, les organisateurs ont prévu quelques surprises… « Sur l’étape trois, les Gazelles découvriront une carte en partie blanche, littéralement ! » Autrement dit, un morceau de plan sans indications sur le relief, la présence de dunes ou de rocaille par exemple. Autre nouveauté, le « power stage », un bonus donnés aux trois premières de certaines étapes. « Les premières se verront retirer trois kilomètres, les secondes deux kilomètres et les troisième, un kilomètre ». Rappelons que le but est de faire le moins de distance possible, se voir en retirer est donc ce que les Gazelles peuvent obtenir de mieux !
Les règles, elles, restent les mêmes et leur non-respect peut se transformer en pénalités. Elles sont converties en kilomètres supplémentaires, qui s’ajoutent au score des équipages. Rouler sans le casque ? Plus 10 kilomètres. La ceinture ? Pareil. Appeler l’assistance mécanique après un ensablement ? Là, c’est 150 kilomètres qui s’additionnent au compteur. Et un CP non validé ? Encore des kilomètres ! Pour éviter les erreurs, chaque fiche de parcours est vérifiée deux fois avant validation par deux organisateurs différents. De quoi distinguer le 9 avril prochain les Gazelles les plus efficaces, en 4X4, Crossover, SSV et Quad et en électrique e-gazelle.

























