Étape 4 – Marathon

DAR KAOUA / OULAD DRISS

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Jour 1

Jour 2

KM IDÉAL 290km

TEMPS ESTIMÉ 18h

Il est temps de changer d’air et de s’élancer plus au sud.

Au programme : plus de 290 kilomètres sur le papier, mais près de 330 kilomètres à parcourir en totale autonomie.

Deux jours sans assistance mécanique, sans ravitaillement en carburant, avec un bivouac improvisé sous les étoiles et une dizaine de contrôles de passage à valider. Une étape à part, où chaque cap va compter.

Très vite, on est dans le vif du sujet car les premiers CP se situent dans ce qu’on appelle « l’enfer des Gazelles ». Alors comme la carte du secteur comportent beaucoup d’approximation, on a fait très simple… on a tout effacé. C’est cadeau pour la 35ème. Le trait de cap sera tracé au milieu d’une grande zone toute blanche sans la moindre indication de relief, de terrain ou d’oued. Il faudra rouler tout droit, se détourner à chaque difficulté et reporter sur la carte chaque cap et kilomètre effectué !

Une fois cette navigation vers l’inconnu franchie (plus ou moins rapidement) place aux grandes plaines. Des étendues immenses, presque infinies, où les caps s’allongent et où la navigation demande de la constance. Et si le vent s’en mêle, les reliefs s’effacent, et les repères se brouillent pour tout chambouler.

Le soir venu, changement d’ambiance par rapport aux soirées passées. Une première nuit loin du tumulte du bivouac, simplement rythmée par le souffle du vent sur la toile de tente. Un moment rare.

Le lendemain, l’aventure reprend.

Deuxième journée de cette étape marathon. Le terrain évolue, se transforme. La plaine d’Hassi Bou Haïara dévoile une palette de couleurs : ocre, rouge, gris, noir, parfois même vert. À l’Est, le paysage se fait plus contrasté encore : falaises aux teintes rosées et dunes aux nuances dorées.

D’un côté, un oued attirant le sable comme un aimant. De l’autre, un décor de « tagines » naturels et de reliefs escarpés. Un terrain exigeant, idéal pour les gazelles… mais impitoyable pour celles qui perdent l’orientation.

Les caps se tendent, les obstacles se multiplient. Il faudra s’accrocher, rester concentré et batailler tout au long de la journée pour avancer sans déviation, sans erreur, et sans se laisser piéger par un terrain aussi magnifique que redoutable.

Progressivement, les parcours se resserrent et convergent vers le cirque de Tafenna, avant de rejoindre le bivouac d’Oulad Driss et son confort qui contrastera avec l’intensité de ces deux jours d’autonomie.

Mais déjà, une nouvelle étape se profile… avec encore du sable, de la poussière, et d’autres défis à relever.

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