Étape 6 – Marathon

OULAD DRISS – FOUM-ZGUID

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Jour 1

Jour 2

KM IDÉAL 230km

TEMPS ESTIMÉ 18h30

Les derniers tours de roue dans le désert avec une étape marathon sur deux jours et un défi majeur : les dunes de l’Erg Chegaga.

Et cette année, une nouvelle donnée vient pimenter l’aventure… le choix, comme pour l’étape 2, entre trois parcours, X, Y ou Z, chacun avec son niveau de difficulté.

Mais avant cap à l’Ouest. Sur la carte, le tracé semble presque linéaire… mais sur le terrain, rien n’est jamais aussi simple. Au nord, le Djebel Bani veille. Au sud, l’Oued Draa encadre la progression. Et entre les deux… le sable, toujours le sable.

Pendant des kilomètres, les dunettes s’enchaînent, comme des vagues figées. On les attaque de face, on monte et on descend sans relâche. Garder un cap, même approximatif, relève déjà de la performance. Il faut sans cesse se recaler, ajuster sa trajectoire, lire le terrain, anticiper les pièges…

Et le vent… toujours lui. S’il s’invite, tout peut basculer. Les repères disparaitront, les traces s’effaceront, et la navigation deviendra une lutte permanente contre les éléments.

En fin de première journée, les concurrentes seront au contact des premières dunes de l’Erg Chegaga (on le nomme ainsi par simplicité mais en fait son vrai nom c’est l’erg Rhouâl). En apparence moins impressionnant que son (lointain) voisin Chebbi, mais tout aussi redoutable dans les faits. Car ici, chaque dune a son caractère. Certaines se laissent apprivoiser, d’autres, plus instables ou exposées au vent, peuvent stopper net les ambitions des gazelles les plus optimistes.

Le soir venu, le désert change de visage. Le sable, tant redouté dans la journée, devient doux et accueillant pour installer les tentes. Dans un espace préservé de toute lumière artificielle, le ciel se dévoile. Lever les yeux, respirer, contempler… et savourer ces instants.

Le lendemain, un seul objectif : traverser l’Erg. Quel que soit le parcours choisi (X, Y ou Z), il faudra braver ces enchevêtrements de dunes avec toujours le moins de kilomètres en plus que la ligne idéale, la distance à vol d’oiseau.

S’ensabler, ce sera perdre du temps. Et ce temps peut coûter cher pour valider les contrôles de passage qui fermeront progressivement au fil où le soleil passera.

Une fois le sable derrière elles, l’aventure continue encore. Le lac Iriqui, les reliefs du petit M’daouer, cette montagne sans pieds et les falaises imposantes du son grand frère… encore des défis avant d’espérer apercevoir la ligne d’arrivée.

Et puis enfin, les derniers tours de roues. L’émotion. La fierté. Le soulagement.

La joie d’avoir été au bout et le droit de repartir avec en soi et pour toujours, un petit morceau de désert.

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