Au pied du Djebel Bani, la chaîne de montagnes qui protège le deuxième bivouac, les concurrentes foncent vers les derniers kilomètres du parcours, la redoutable étape marathon de Chegaga.
« Un peu fatiguées mais on tient le coup, on est toujours dans le mouvement ! » Même si les yeux piquent un peu en ce septième matin de Rallye, Manon, de la team 180 , est heureuse de retrouver les dunes de Chegaga. « C’est quelque chose que l’on a pas en France, dedans on peut vraiment s’amuser. » Le conseil de Dominique Serra, la créatrice de la course, ne dit pas autre chose. « Profitez de cette dernière étape, libérez vous, ouvrez-vous chakras et dites à votre coéquipière tout ce que vous ne lui avez pas encore dit. Soyez intenses ! »
Dans les dunes, trois parcours attendent les filles, les classiques X, Y et Z, du plus difficile au plus simple. Mais attention, une colline n’en vaut pas toujours une autre et Chegaga n’est pas Merzouga. « Le sable n’est pas tout à fait le même », prévient Ludo, le directeur de course. « Vous allez rouler dans des collines ensablées, avec plus de végétation. Vous aurez aussi des reg, des déserts de pierre. Choisissez votre ligne en fonction de votre état et celui de la voiture. » Ici aussi, la règle s’applique : si les Gazelles n’ont pas le droit de se suivre avant ou après, elles peuvent avancer à plusieurs dans les dunes. « Je me réjouis de les retrouver, Chegaga c’est tellement beau », s’impatiente Émilie de l’équipage 148 et dont c’est le sixième Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc. « Il va falloir tenir », complète sa fille Solenne, étudiante qui vit l’aventure pour la première fois. « On a beau vouloir que tout soit parfait, ça ne l’est pas. Mais j’ai hâte de retrouver ce soir les copines pour le bivouac dehors. Et surtout les étoiles… »
























