RÉSUMÉ D'ÉTAPE

A Dar Kaoua, un prologue serein

Prologue DAR KAOUA  

A Dar Kaoua, les concurrentes entament leurs premiers kilomètres pour le prologue de ce 35ème Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc. L’occasion de se faire la main, avant le départ officiel de la course demain matin.

Il faut attendre le passage du tout premier CP pour voir les visages se détendre. « Une heure pour valider le premier, c’est pas si mal ! Le fait d’avoir trouvé est rassurant. Maintenant, je suis dedans ! » assure Héléna, de l’équipage 141 . Avant la compétition, le prologue permet aux Gazelles de prendre leurs marques. « C’est un temps d’entraînement », explique Ludo, le directeur de course. « Cette étape leur permet de travailler avec les cartes, de s’exercer à la boussole, de s’organiser dans la voiture… Le but est que chacune trouve sa méthode pour partir sur la course avec les bons réglages. » Après les pluies des derniers jours, les participantes découvrent un désert un peu plus vert cette année. Sur les pistes, quelques flaques d’eau surnagent et par endroit, les sols sont encore humides. Désert ne veut pas dire absence de vie. Ici, des cultures, là des troupeaux de chèvres et quelques habitations. Au sol, il suffit de se pencher pour remarquer de petites fleurs, jaunes ou violettes, pousser entre les buissons.

Se laisser prendre au jeu de la performance

Au volant de leur buggy, l’équipage 600 amorce ce Rallye Aïcha des Gazelles avec leur expérience de l’an dernier. « La lecture du terrain est différente, il y a moins d’appréhension», expliquent Fairouz et Noeline, deux mères de famille qui se sont rencontrées à la crèche de leurs enfants et qui repartent ensemble pour la deuxième fois. « L’an dernier c’était la découverte. Là, il y a aussi l’envie de performer. » CP deux, l’équipage 201 cherche son cap. « Le terrain est plat, on a du mal à s’orienter… » Le duo mère fille, reconnaissable à son casque rose à paillettes, prend le rallye « comme un jeu, une course d’orientation comme à l’école. » Mais avoue se laisser prendre, aussi, par le côté « stratégie. »

Catherine et Françoise, les jumelles belges de la team 184 sont encore en rodage. A l’arrière de leur 4×4, elles vérifient les points posés sur la carte. « Il faut trouver ses marques, arriver à communiquer quand la pilote reste dans la voiture et que la navigatrice lui fait signe, de loin, d’avancer ou de passer par un autre chemin. » Chacune assure les deux rôles, de quoi mieux appréhender les contraintes des deux postes. Pendant la course, les bruxelloises pourront ainsi alterner et mettre deux fois plus de chance de leur côté.

Sur le retour au bivouac, les Gazelles connaissent la tradition : rendre pour les jours à venir leur téléphone. Il va désormais falloir puiser en soi la force d’avancer. Maylis, qui concoure avec sa mère dans l’équipage 225 , compte aussi sur les mantras distribués par les organisateurs. « Le mien dit de continuer même quand le résultat n’est pas immédiat, que cette endurance me transforme. Moi qui suis impatiente, c’est parfait pour me rappeler qu’il faut aussi prendre son temps ! » Sur le Rallye Aïcha des Gazelles, la dernière arrivée peut aussi se trouver être la première sur le podium…

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