Ce mercredi matin, les 320 Gazelles découvrent leur lieu de vie pour les jours à venir. Le vent est enfin tombé, la chaleur monte … l’aventure au Maroc peut commencer.
C’est Cannes ! Enfin on y est ! Le désert pour Palais des Festivals, les Gazelles foulent enfin le tapis rouge qui marque l’entrée du bivouac. On se prépare, on regarde les vidéos, on lit des articles mais ça ne suffit pas … Il faut le voir de ses yeux , s’exclame Florence de la team 152 . Renée aussi semble impressionnée : Je ne m’attendais pas à ce côté cocooning, rassurant des lieux. Ça va quand même être notre chez nous pendant neuf jours , souligne la Gazelle originaire des Sables-d’Olonne de l’équipage 200 .
Retour à la maison
Si certaines découvrent le campement de Dar Kaoua pour la première fois, d’autres retrouvent ici leur maison de cœur. Pour cette 35ème édition, 105 anciennes ont fait le déplacement au Maroc. « Ici, il y a cette énergie du désert, cette sensation de quiétude. Tout le monde s’occupe de nous … on se sent en paix », décrit le binôme de la team 142 , Julie, directrice du syndicat de la coiffure de Normandie et Virginie, gérante de centres de contrôle technique automobile – qui rempilent ensemble pour une troisième édition. Marie-Pierre, de la team 306 , a placé sa septième participation sous le signe du confort. « Cette année, on a des lits de camp ! » Préserver son sommeil est sans doute l’un des aspects le plus important de la course. Chaque minute grappillée est bonne à prendre. D’où la stratégie de l’équipage 40 , parmi les premières à planter leurs tentes sur l’un des bords du terrain. «On s’installe près de la distribution des packs d’eau, pas trop loin du classement et en face de la mécanique pour avoir le moins de chemin à faire, le soir comme le matin », explique Axel, sur la course pour la quatrième fois.
Des conseils que certaines anciennes n’hésitent pas à partager avec les 215 primo-participantes. Citronnade à la main offerte par l’organisation, elles qui connaissent les difficultés de la course prodiguent leurs encouragements : Surtout, se faire confiance ! « Ce défi, chacune le fait pour soi et personne d’autre. On va chercher quelque chose en nous, on en ressort toutes grandies », assure Maïwenn, 32 ans, candidate de l’équipage 238 qui vient pour la troisième fois. Et Cathy, de la team 136 de compléter : « il faut lâcher prise. »
Plus loin que la performance
Une fois la traditionnelle photo de groupe effectuée, place au briefing. Aux commandes depuis trente-cinq ans, Dominique Serra, la fondatrice, retient difficilement son émotion : « Je crois en votre potentiel, en votre courage, à la définition de ce qu’est une femme. Une femme forte, qui s’engage. Certaines n’auront jamais votre chance. Je pense aussi à celles, partout, qui sont réduites au silence. » Faire le choix du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc n’est pas anodin. Pour Marina Serra Vrillacq, la directrice générale, cette course n’est pas juste une performance : c’est une manière d’être, d’avancer ensemble, de continuer même quand c’est dur. « Vous êtes bien plus que ce que vous pensez. Ce rallye est un point de départ pour encore plus grand dans vos vies, vos choix, vos rêves. »































